• Hier soir, vers 20h00 ...

    Hier soir, vers 20h00 ...(Van Gogh - Nuit étoilée)

    ... j'étais dehors, devant mon camping car, bien couvert, assis sous mon amandier et je regardais les étoiles à travers quelques nuages qui couraient vers le sud. Il n'y avait pourtant pas un souffle d'air où j'étais, et les premiers signes de la nuit à venir commençaient à surgir. Quelques voitures passaient encore au loin, mais elles se faisaient de plus en plus rares et le calme précédant la nuit s'installait peu à peu.

     J'orientai mes pensées sur l'existence. Celle des autres. Celle de mes proches, de ma famille, mais aussi celle de mes amis, proches ou moins proches, pratiquants ou pas, hommes et femmes...

     Je me demandais comment je vivrais s'ils n'existaient pas. Si je n'avais pas de leurs nouvelles de temps en temps et si je ne pouvais pas leur donner des miennes...

     Ma fille, mes parents, ma famille (si étendue, gardoise-ardéchoise), mes groupes d'amis si différents parfois comme ceux de la Sangha et ceux du Centre Andalou par exemple, sans citer ceux des courses camarguaises, ceux qui, écolos Bagnolais jusque-boutistes, m'entraînaient parfois dans des manifs festives et si gaies...et aussi "Les Copains d'Avant" que j'ai retrouvés voilà déjà deux ans et dont le cercle s'agrandit d'année en année chaque trimestre où nous nous rencontrons...

     Ma vie est assise sur toutes ces connaissances, ces relations au travers d'une pratique spirituelle comme au travers de passions, samsariques certes, mais qui agrémentent ma vie.

    J'aime mes amis. Tous !  Et je m'efforce de les aimer équanimement, et même si ce n'est pas facile, j'essaie !

     Au bout d'un moment, la fraîcheur me gagnait, alors je me suis couvert encore davantage pour rester encore un peu, tant je me sentais bien.

    Mes pensées allaient d'une personne à l'autre, mais tranquillement, sans trop de mental.

    Et naturellement, j'en suis venu à penser à la Sangha....Tu vois, je n'étais pas loin...

     Merci pour tes belles pensées, pour vos énergies, pour votre présence dans mon esprit.

     Vous avoir connu ôte tout regret de devoir partir un jour. Cela donne l'impression d'avoir été vrai, soi, dans chaque instant présent et infini.

     J'ai bien vécu. Bien dans le sens de complétude. J'ai parcouru le monde à ma recherche, du nord au sud, et d'est en ouest… Mais le plus beau voyage que j'ai fait, celui où j'ai dû aller le plus loin dans sa profondeur, là où personne d'autre que moi n’est allé, là où j'ai trouvé ce que je cherchais sans savoir ce que je recherchais, ce voyage-là, c'est en moi que je l'ai fait… Ça suffit. Il y a une fin à tout. Même à mon voyage. Et c'est bien ainsi.

     (…)

    A bientôt.

    Bises et un lotus à chacun d'entre vous. Je vous aime.

    Michel.